• Trouver son bonheur

    Tous les jours il regardait par la fenêtre. Il regardait les passants marcher, les voitures rouler, les touristes manger et les enfants jouer. Il se sentait si paisible qu'il croyait avoir trouvé son bonheur. Mais l'obscurité le gagnait lorsqu'il quittait cette pièce divine, cette fenêtre fantastique et ces arabesques envoûtantes. De peur de ne plus jamais revivre son bonheur, il restait de plus en plus longtemps. Il y allait de plus en plus souvent. Jusqu’à même se désintéresser de sa vie actuelle. Sa famille, ses amis, ses proches et même ses ennemis ne comptaient plus. Il restait là, face à cette fenêtre qui le fascinait, qui l’émerveillait, qui l'attirait dans un endroit ou il était défendu d'aller.

    Ses proches essayèrent bien de le ramener à la raison. Mais rien à faire, il était là, il ne bouge pas, il ne bougera pas tant qu'il ne l'aura pas encore décidé. De quelques minutes jusqu’à quelques heures, et bientôt ce fut quelques jours.  Il avait maintenant peur de détacher les yeux de cette fenêtre. Peur de retrouver la terrible réalité, peur de retourner là-bas, dans cette pièce, avec tant de médecins qui le jugeait et le méprisait. Il sentait une partie de sa vie lui échapper, mais cela lui était bien égal. Les yeux rivés vers la petite fenêtre, il semblait absent, ailleurs, mort.

    Mais bientôt, il ne voulu plus du tout quitter cette fenêtre. Il y passa des heures et des heures sans pouvoir s'arrêter de fixer les gens qui passaient dans sa rue.  Les enfants prenaient peur, les touristes fuyaient du regard, les passants marchaient à toute vitesse et les voitures n'étaient plus là. Il voyait bien que tout ce désordre était à cause de lui, mais il s'en contrefichait. Il redessinait les arbres avec ses pensées, refaisait le monde à l’intérieur de lui même, et se détruisait en même temps.

    Mais il s'était trop détruit. Et un jour, il ouvrit la fenêtre. Il avait envie de plonger dans ce décor joyeux qu'il aimait tant. Un décor qui l'attirait. Comme si tout là bas était bien plus paisible que sa vie réelle. Il se sentait, depuis son enfance, tellement triste et seul, qu'il donnerait n'importe quoi pour rejoindre ce monde. Même sa vie.

    Son cœur battait à toute allure et sa respiration accéléra. Une forme d'excitation prit place. Il mit un pied dans le vide, et, entre deux battements de cœur, versa une larme. Bientôt, tout le corps suivit, et il s’endormit profondément, pour toujours, dans le sourire.

    Nous sommes ici aujourd'hui pour se recueillir devant la mort de Julien, 35 ans. Il avait une déficience mentale depuis tout petit qui le poussait à toujours être tourner vers l’extérieur. Il nous à quitté, hier,

    Parce qu'il a juste tenté de trouver son bonheur...

     

    Hey! Ceci est l'un de mes os préférés! je l'avais écrit il y a fort fort longtemps et je l'aime toujours autant... Mais la fin on dirais un peut un mauvais repartage télé (nous sommes ici pour se recueillir devant la mort de Julien, 35 ans) à votre avis, comment je dois la remplacer pour que ça paraisse bien? Je m'en remet à vous! Après tout, "le bonheur n'est réel que lorsqu'il est partager" !(Cristopher MacCandless)  Avez vous bien compris les enjeux du texte? Est ce qu'il vous plaît? 

    Cordialement, koza

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 5 Août à 11:52

    waaaw, j'aime beaucoup ! tu écris vraiment bien et tu arrives à nous transmettre l'émotion du personnage à travers tes mots ! 

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